Hello, je m’appelle Mathilde et vous vous apprêtez à lire ma newsletter What’s Next, qui revient d’un hiatus estival.
Je vous ai dit que j’avais écrit un livre ? C’est lui, là, sur la table, à côté d’un café froid sucré. Il s’intitule Broken P., Trentenaire décomplexée veut un bébé désespérément.
Cette newsletter est gratuite pour tous les abonnés à la newsletter. C’est un échantillon de ce que vous pouvez d’ordinaire lire et écouter dans cette newsletter What’s Next. Je vous attends dans une formule payante dès la semaine prochaine !
Broken Pu$$! n’est pas un guide pratique de “comment bien réussir sa PMA”. Au contraire, c’est plutôt le récit d’une personne en colère, loin d’être la meilleure version d’elle-même, qui tente malgré tout de maintenir ses amitiés et autres relations autour d’elle tout en essayant de pratiquer le “self care” (et en échouant la plupart du temps). Elle n’arrive pas à tomber enceinte, et face à la répétition des échecs, elle va mal.
Et vous allez me dire : mais pourquoi je m’infligerais un livre so sad en cette rentrée ?
Parce que ce récit, bien malgré moi je le crois, est assez drôle. Ou du moins avec un ton pour le moins désabusé qui peut faire sourire.
“Un page turner !” m’a-t-on dit. — un livre qu’on ne peut pas s’empêcher de lire, vite, vite.
Alors si vous aimez lire des récits personnels (oui, c’est du vécu !) si vous avez envie, autant que la protagoniste principale de Broken Pussy, d’augmenter votre capital empathie sur ce phénomène on ne peut plus banal et néanmoins tellement dur à vivre (en tout cas, c’était le cas pour moi), ce récit est pour vous.
Il sort le 3 septembre en France et dans toutes les librairies francophones.
Et si vous souhaitez donner un sérieux coup de pouce à ce livre, pré-commandez-le sur Amazon (pour votre seul et unique achat de l’année sur cette plateforme, ok?).
Mes grands projets d’été (en lien avec la sortie du livre) :
1. Devenir Influenceuse avec un I majuscule pour réussir une campagne de précommande
Mes attentes : poster un reel où je me maquille devant ma caméra tout en parlant d’un air engageant et sincère de mon prochain livre.
La réalité : début juillet, je suis passée par Paris avant de reprendre l’avion pour Boston, où je vis depuis 2012. J’avais rendez-vous avec mon éditrice, aux Éditions Larousse, joyeusement situées dans le 6e arrondissement. On a d’abord vu l’équipe marketing (l’équipe ! pas juste une personne) qui m’a présenté leur plan de communication.
On m’a donné une feuille de route : en gros, une stratégie sur comment lancer une campagne de précommande dès le 1er août (moment hautement effectif pour la population française ?)
J’ai créé mes petits posts, j’ai lutté psychologiquement face au malaise de poster de la self-promotion.
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Un truc que j’ai compris au fil du mois d’août : à chaque fois que j’ai fait des stories pour présenter mon livre, quelqu’un m’écrivait pour me dire “quoi, tu as écrit un livre ?” J’ai compris que se répéter, c’était important — après des années d’Internet, j’aurais pu m’en douter !
Répéter son message, encore et encore.
Bref, vous saviez que j’avais écrit un livre sur l’infertilité, c’est un récit personnel, et le livre sort en France le 3 septembre ? Précommandez mon livre, merci.
2. Contacter 50 influenceuses et journalistes (au moins)
Ça faisait partie de la feuille de route de Larousse. Leur équipe de communication envoie à leur réseau de journalistes l’ouvrage en avant-première, mais elles m’ont demandé si j’avais des personnes en particulier à qui je voulais écrire et envoyer mon livre.
J’avais quelques personnes en tête, mais ça n’allait pas très loin. À vrai dire, mon parcours PMA remonte à quelques années déjà, et à l’époque, je l’ai vécu de manière solitaire. Je ne me suis pas connectée publiquement à grand monde sur le sujet — j’en parle dans le livre d’ailleurs.
Les attentes : j’échafaude une base de données ciblée.
La réalité : j’ai listé 10 noms de femmes que j’admire et dont j’apprécie le travail, qui parle “des femmes” en général.
3. Écrire des essais pour accompagner la sortie de mon livre
L’an dernier, j’ai participé à Boston à un “Essay incubator”, un programme intensif sur dix mois pour apprendre des techniques d’écriture de “non fiction creative”. Au cours de cette année, j’ai écrit deux textes (sur une dizaine) qui, sans être de simples extraits, reprennent le style de Broken Pussy et mettent en lumière les thématiques – comme le self-care, ou les relations amicales et personnelles qui se complexifient face à l’incertitude de l’infertilité.
J’ai écrit ces textes en anglais, et pour le moment, j’essaie de les publier en anglais, selon une stratégie assez floue...
À vrai dire, je ne sais pas “si ça se fait” dans les médias français, d’avoir des articles d’opinion pitchés par des autrices. De mon expérience, j’ai eu dans le passé des articles plus de l’ordre de l’interview, ou de mini-encadrés pour des livres de voyage et de yoga que j’ai écrits, mais tout ça était géré par les maisons d’édition.
4. “Être prête psychologiquement”
J’ai remis le manuscrit de Broken P. fin octobre 2024 après avoir travaillé dessus pendant un peu plus d’un an – à partir de journaux rédigés sur plusieurs années. Bref, l’écriture s’est faite de manière lente et progressive.
Une fois le manuscrit chez l’éditrice, il y a eu des mois d’attente qui m’ont semblé très longs et ont donné lieu à de nombreux doutes (“que va-t-elle en penser ?”).
J’ai interrogé la pertinence du projet, sa valeur littéraire, ses limites éthiques.
J’ai eu le temps d’y penser, et ce temps de gestation m’a été utile. Par exemple, ça m’a permis de réfléchir et de répondre à la question : mais de quoi parle vraiment le livre ? et d’affiner certains passages pendant la période de révisions.
A la veille d’envoyer cette newsletter, j’ai pris un thé avec une copine (une maman de l’école) et je lui ai dit que j’avais un livre sur l’infertilité. Elle était surprise. En parler autour de moi, me permet de trouver les bons mots pour présenter le récit de manière directe et efficace.
Je suis finalement assez contente que ça ait pris du temps, ça m’a donné de la perspective (du moins, c’est ce que je me dis à une semaine de la sortie publique du livre !)
I’m as ready as one can be! Je suis aussi prête que possible !
5. Échafauder un “book tour”
Fin mai, j’ai assisté à une conférence d’un auteur qui avait organisé son book tour. Après avoir été assistant de production pour des musiciens et écrit son premier livre, il rêvait de cette énergie de la tournée. Sa conférence était motivante, et pourtant à ce jour, mon “book tour” n’existe que dans ma tête.
En vivant loin de la France, j’ai souvent l’impression que cette sortie se fera sans moi. Je ne vais pas venir en France le 3 septembre pour vous rencontrer, et scruter les rayons des librairies.
☞ Envoyez-moi des photos si vous voyez/lisez Broken Pussy “in the wild” !
☞ Cela dit, je vous propose le mercredi 3 septembre une rencontre en LIVE sur l’app Substack, à 20h30 (heure française).
Cette rencontre durera une petite heure : je lirai un extrait de Broken Pussy, et on pourra discuter PMA et/ou écriture et publication de récit personnel. J’espère vous rencontrer aussi dans les mois à venir en France (ou aux États-Unis). To be continued!
✎ Laissez un commentaire sous ce post si vous êtes intéressée par le live mercredi 3 septembre. Et partagez vos questions pour le live !
Hâte de lire le livre aussi. Je serai présente au live de mercredi 😉
Oui ! Trop hâte de le lire et je veux être là au live.
Audrey